Credit Suisse sauve les apparences, au prix de rémunérations à la baisse

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En apparence, Credit Suisse, qui annoncé ses résultats trimestriels ce matin, s'en sort pas mal avec un bénéfice en net en petite hausse et supérieur au consensus à 1,59 milliard de francs, contre 1,57 milliard à la même période de l'année dernière.

Le numéro 2 bancaire suisse affiche cependant des performances en repli dans ses trois divisions au 2e trimestre. La plus touchée est la division Investment Banking, qui a vu son bénéfice avant impôts chuter de plus de moitié, tant au regard du trimestre précédent (-56%) que par rapport à la période correspondante de l'an passé (-53%) à 784 millions de francs.

Pas étonnant que la rémunération annuelle moyenne par employé au sein de cette division soit en baisse de 30% sur les six premiers mois de 2010 en comparaison avec la même période en 2009, passant de CHF 211k à CHF 301k.

Une tendance qui n'est pas propre au Credit Suisse, ce semestre les banques américaines suivent cette tendance (-25% chez Goldman Sachs, -4.4% chez JP Morgan). Credit Suisse demeure toutefois la plus sérieuse en matière d'austérité salariale !

Malgré cette pression sur les rémunérations, le poids de ces dernières pèsent davantage sur les résultats. Ainsi le ratio rémunérations/revenus a atteint 49% au deuxième trimestre, en hausse de 4 points par rapport au premier trimestre. Alors que les revenus sont en baisse, la division IB n'a pas cessé de recruter au second trimestre, le nombre d'employés passant de 20.000 à 20.600 sur un trimestre (+3%).

La division private banking s'en tire mieux : le bénéfice avant impôts, à 874 millions de francs, est en baisse de 2% par rapport au 1er trimestre et de 7% au regard du 2e trimestre 2009. La rémunération annuelle moyenne par employé au sein de cette division est stable autour d'un peu plus de CHF 96k par employé. En un an, le nombre de salariés de la division est passé de 24.000 à 24.900 (+4%).

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