Ce qu’il faut retenir de l’édition 2018 du classement FinTech 100 de KPMG…

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Le cabinet de conseil et d'audit KPMG et la société d’investissement australienne H2 Ventures spécialisée dans le domaine des fintechs ont publié la cinquième édition du FinTech 100, un rapport de 112 pages sur les fintech les plus innovantes dans le monde en 2018.

A noter que le FinTech 100 se divise en deux catégories, à savoir le classement « Leading 50 » des 50 plus importantes fintechs dans le monde, sur la base de critères liés à l’innovation, à l’activité de recherche de capitaux, à leur taille et à leur portée, et le classement « Emerging 50 » des fintechs d’avant-garde qui proposent de nouveaux business models disruptifs, sur la base de la capacité d’innovation des produits et services proposés.

Voici donc, comme nous l’avions fait pour l’édition précédente du FinTech 100, la liste des principaux enseignements à retenir si vous souhaitez travailler dans une jeune pousse technologique de la finance à fort potentiel…

La Chine, leader incontestable...

La Fintech s’internationalise toujours plus : avec 36 pays représentés en 2018 – contre 29 en 2017 et 22 en 2016 – la course à l’innovation dans les services financiers ne cesse de s’étendre et confirme l’intérêt croissant des investisseurs partout dans le monde. En Europe/EMEA – zone géographique la plus représentée dans le classement – les Fintech sont issues de 18 pays ; à noter, un pic au Royaume-Uni, qui concentre 12 Fintech du classement.

Les Fintech chinoises continuent d’asseoir leur domination mondiale. « Avec onze Fintech, soit deux de plus qu’en 2017, la Chine s’affirme, année après année, comme le leader mondial incontournable des start-up de la finance, avec des acteurs extrêmement puissants, comme Ant Financial ou Baidu », décrypte Fabrice Odent, associé KPMG en charge du secteur bancaire.

Seulement 3 Fintech françaises...

Cette année, le classement intègre trois Fintech françaises, contre six dans le classement de l'an dernier. « Avec l’arrivée de 7 nouveaux pays au classement et des acteurs chinois qui font la course en tête, la France est un peu moins représentée qu’en 2017 », explique Mikaël Ptachek, responsable de la practice Fintech chez KPMG.

Les nouveaux défis à relever ne manquent pas pour les entrepreneurs français, qui doivent faire face à ces nouveaux entrants. « Mais la France peut compter sur des acteurs forts et établis, comme Lendix, ainsi que sur des Fintech qui ont su démontrer leur force d’innovation, comme les pépites françaises de 2018, +Simple.fr et Shift Technology », précise Mikaël Ptachek.

Le marché français poursuit une très belle dynamique., Après tout, le poids des Fintech françaises ne cesse de croître, avec des investissements au 1er semestre 2018 qui sont en progression par rapport au 1er semestre 2017.

Prêt et paiement toujours en tête

Les Fintech qui proposent des services de prêts et de paiements continuent d'être les plus performantes et les plus représentées – avec respectivement 34 et 22 entreprises dans le classement. Les Insurtech sont également toujours bien représentées (12).

Plus marquant cette année, la confirmation de l’importance de plus en plus nette des néobanques (10), mais aussi des acteurs « Multi », des Fintech offrant une large gamme de services financiers à leur clientèle, avec à leur tête notamment, Ant Financial.

Les GAFAM débarquent !

Enfin le professionnel que vous êtes va devoir composer avec les géants de l’Internet qui s’intéressent de plus en plus aux services financiers et multiplient les initiatives en ce sens. A titre d’exemple, Amazon fournit des services de paiement et de prêts aux commerçants sur sa plateforme, Facebook a récemment sécurisé un système électronique de licence d'argent en Irlande, et en Asie, Alibaba, Baidu et Tencent sont devenus des opérateurs dominants dans l’industrie du paiement en Chine.

« On peut envisager que ces acteurs se positionnent de plus en plus dans ce secteur pour devenir des Fintech en puissance, avec une force de frappe de marché, d’investissement et de R&D extrêmement importante », analyse Fabrice Odent, qui voit là une concurrence pour les Fintech, mais aussi pour les banques et les acteurs traditionnels en place.

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Credit photo : jamesteohart / gettyimages

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