Les salaires vertigineux dans les banques d’investissement américaines à Londres

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Les salaires vertigineux dans les banques d’investissement américaines à Londres

Il fut un temps où les salaires des meilleurs banquiers étaient entourés d’un épais mystère. – Les chasseurs de têtes disposaient des informations, tout comme les comparateurs de salaires, mais les données n’étaient analysées que par des tiers. Aujourd’hui, grâce à la règlementation britannique BIPRU sur la communication au public des rémunérations, on sait exactement combien les banques rétribuent leurs meilleurs éléments.

Selon la disposition BIPRU, toutes les banques établies à Londres – banques américaines comprises, sont tenues de dévoiler le montant des rémunérations de leurs preneurs de risque, ainsi que la structure de ces rémunérations et leur mode de versement.

La publication intervient généralement dans un délai pouvant aller jusqu’à 12 mois après le versement. Goldman, JPMorgan, Citi, Bank of America et Morgan Stanley viennent de publier les informations relatives à l’année 2019, ce qui nous donne les montants exacts des rémunérations de leurs principaux employés sur la période. Les données pertinentes pour chacune d’entre elles sont compilées dans le tableau ci-dessous. Les montants de bonus ne concernent que ceux accordés en 2019, sans prendre en compte les bonus antérieurs acquis durant la même année.

A retenir de ces déclarations pour 2019 : d’abord que JPMorgan et Citi semblent payer plus que Goldman et Bank of America, avec une rémunération moyenne d’environ 1,3 million de dollars par tête. Toutefois, la différence provient probablement du fait que les données de JPM et Citi ne concernent que les ventes et entités de trading, alors que celles de Goldman et Morgan Stanley portent sur l’intégralité de leurs activités au Royaume-Uni, et que les banquiers d’investissement seniors gagnent généralement moins que les traders seniors. Ensuite que Morgan Stanley semble payer beaucoup mieux que les autres, en grande partie grâce au poids de quelques très gros salaires. Cela dit, Morgan Stanley ne catégorise que 360 personnes de son effectif sur le territoire comme preneurs de risque – de sorte que les chiffres sont probablement biaisés par les plus gros salaires.

Crédit photo : Harshil Gudka sur Unsplash

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