La vague de départs qui touche JPMorgan à Londres serait liée aux relocalisations vers Paris

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La vague de départs qui touche JPMorgan à Londres serait liée aux relocalisations vers Paris

Les traders de Bank of America ne sont apparemment les seuls mécontents des transferts vers Paris. Selon des sources internes chez JPMorgan à Londres, la banque subirait une vague de départs au sein de son activité dérivés actions, en partie en raison du déplacement des fonctions à Paris.

A ce stade, sept traders au moins, à différents niveaux de la hiérarchie, auraient quitté l’activité dérivés actions ces derniers mois.

Il s’agit d’Elena Hill, analyst de l’équipe trading dérivés actions, partie en mars chez Santander ; Cédric Veylon, responsable de l’équipe trading actions individuelles pour la région EMEA, qui aurait rejoint Barclays ; Daniel Manterfield, trader options sur indice, rallierait apparemment BNP Paribas ; Alan Zerbib, trader actions exotiques et hybrides serait en partance pour Citi ; Francesco Taglietti, trader actions exotiques venu de chez Goldman Sachs il y a trois ans, et aussi en passe de rejoindre Citi ; Omar Marrakchi, trader Delta One au niveau VP, qui partirait pour un hedge fund ; et Philippe Chouvin, trader Delta One au niveau executive director, dont la destination reste inconnue à ce jour.

JPMorgan n’a pas souhaité commenter ces départs, qui coïncident par ailleurs avec le niveau élevé de recrutement en dérivés actions sur l’ensemble du secteur. La banque compte parmi les meilleures en trading dérivés actions selon les derniers chiffres de Coalition, et a enregistré une hausse de 47% de ses revenus de dérivés actions sur un an au premier trimestre (contre 68% pour Goldman Sachs, 17% pour Morgan Stanley et seulement 10% pour Bank of America).

D’après plusieurs sources internes, les traders partent malgré un P&L record pour l’activité dérivés actions l’an dernier, et une rémunération en conséquence. Certains seraient mécontents d’avoir dû continuer de travailler au bureau pendant la pandémie, d’autres peu attirés par la perspective de rejoindre l’antenne de JPMorgan à Paris, tandis que d’autres encore auraient évoqué des divergences de vue avec la direction. Pour l’une de ces sources, s’exprimant sous couvert d’anonymat, « on est géré par une coterie. » « Certains ne font plus de trading depuis des années ; ils ont fait preuve de très peu d’empathie et n’ont été qu’un faible soutien en trading durant la pandémie. »

JPMorgan a transféré l’an dernier 200 vendeurs de Londres à Paris, et prévoit 250 autres relocalisations dans la capitale cette année. Les derniers résultats publiés par JPMorgan AG, l’entité allemande de la banque, font apparaître que les effectifs et portefeuilles de trading ne quitteront Londres qu’à la fin décembre.

Si les transferts vers Paris ne sont pas forcément la seule raison des départs auxquels est confrontée JPMorgan, plusieurs personnes auraient également quitté Bank of America à Paris au motif qu’ils préfèreraient travailler à Londres. Parmi les sept départs récents de JPMorgan, tous resteraient à la City – sauf un : Francesco Taglietti rejoint Citi à New York.

Crédit photo : Dominic Spohr sur Unsplash

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