Les jobs les plus adaptés au télétravail d’après le boss de Goldman Sachs UK

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Les jobs les plus adaptés au télétravail d’après le boss de Goldman Sachs UK

UBS n’est pas la seule à faire une distinction entre les différents types de poste alors que les retours sur site se poursuivent. Richard Gnodde, CEO de Goldman Sachs International, semble prêt à lui emboîter le pas.

Dans une interview publiée par Les Echos vendredi dernier, Richard Gnodde déclare que certains postes sont plus appropriés au bureau que d’autres. – Selon lui, si la gestion du risque et le trading sont plus efficaces au bureau, la rédaction de rapports peut tout aussi bien se faire en télétravail.

Par cette sortie, Richard Gnodde semble faire en partie écho à UBS, qui a déjà émis ses préférences pour une présence des traders sur site. En conséquence, les employés de Goldman en recherche actions - par exemple, pourront compter poursuivre en télétravail.

Et cela pourrait effectivement fonctionner. Zaki Ahmed, chasseur de têtes spécialisé dans le placement d’analysts recherche à Londres, confirme que la plupart des analysts du secteur restent en télétravail trois jours par semaine, et que bon nombre d’entre eux se révèlent bien plus productifs. Les seniors de cette catégorie semblent très satisfaits de la situation, ajoute-t-il. – Les juniors, plus susceptibles de vivre seuls, sont aussi les plus enclins à vouloir rompre la monotonie.

Pour Richard Gnodde, la productivité des employés de Goldman en télétravail a été « remarquable », et peut-être même meilleure qu’auparavant. Mais c’est aussi une question de durabilité : si le télétravail reste limité à quelques mois, c’est gérable ; si c’est plus long, « nous avons un problème. »

C’est peut-être la raison pour laquelle il a déjà fait revenir sur site 70% de ses effectifs londoniens, sur la base minimale d’un jour par semaine par période de deux semaines. Les 30% toujours en télétravail s’activeront sans doute à rédiger fébrilement des rapports dans une chambre d’amis transformée en bureau.

Richard Gnodde laisse également entendre que les 13 analysts de Goldman Sachs qui s’étaient plaints en mars dernier des horaires excessifs aient pu être victimes d’une des pathologies liées au télétravail. Les points qu’ils ont soulevés quant à la nécessité de se préserver des horaires interminables et de se ménager du temps pour la relaxation sont parfaitement pertinents, note-t-il, mais ils se trouvaient dans une situation pour le moins exceptionnelle : jamais venus au bureau pour cause de COVID, ils n’ont pas eu accès à la convivialité habituelle et ont eu moins de moments de détente, sachant que dans le même temps, il était moins évident pour leurs supérieurs d’identifier les signes d’épuisement.

Il ajoute par ailleurs que les discussions sur le temps de travail dans le secteur sont d’actualité depuis au moins 1980, et que le volume de travail à abattre en banque d’investissement a toujours été considérable. – Pourtant, Goldman continue de motiver plus 100 000 candidatures par an pour 3 500 postes juniors à pourvoir, et reste l’un des employeurs préférés des jeunes diplômés de l’élite en France. Ces jeunes qui rejoignent Goldman sont ambitieux et prêts à travailler dur, souligne-t-il, notant au passage qu’ils sont déterminés à viser l’efficacité et la flexibilité.

Selon Richard Gnodde, Goldman emploiera 400 personnes à Paris à l’ouverture de ses nouveaux bureaux l’an prochain, avec une probable progression des effectifs à mesure que la banque poursuit la relocalisation de ses activités de marché dans la capitale. – Dans certains domaines, le nombre d’employés à Paris a déjà doublé.

Crédit photo :  Wes Hicks sur Unsplash

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