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Associate en M&A chez Goldman Sachs, elle avoue avoir décidé de partir après avoir vu un MD tristement attablé seul devant son burger

Les catalyseurs sont nombreux qui peuvent pousser à abandonner une carrière en banque, et la plupart sont liés au temps de travail et aux bonus insuffisants pour équilibrer la balance. Mais on y trouve aussi une révélation : même tenir bon dans les moments difficiles et gravir les échelons ne sont en rien la garantie d’une vie de rêve.

Gina Farran raconte avoir connu cet éclair de lucidité lorsqu’elle était senior associate chez Goldman Sachs à Londres. C'était en 2019, l'année d’avant la pandémie. Diplômée d’HEC Paris, elle a débuté sa carrière par un stage chez Rothschild en 2014, où elle était régulièrement encore au bureau à minuit. Elle raconte au Times avoir un jour « jeté un coup d’œil » sur un managing director (MD) dans son bureau. Il était là, tout seul, en train de manger « ce burger à l’air on ne peut plus déprimant, venu de la cantine en bas, », se souvient-elle. "Sa famille ne vivait même pas au Royaume-Uni, et je l'ai juste regardé en me disant : « ça fait tellement pas envie. Si c'est ça la vie au bout de 15 ans de carrière, alors ça ne vaut vraiment pas le coup. »

De telles révélations ne sont pas rares. Florian Koelliker, ancien analyst chez Morgan Stanley, a découvert, à l’occasion d’une dissertation sur le secteur en 2021, que les banquiers juniors étaient découragés à la simple vue des banquiers seniors. Ceux-ci ne sont pas toujours de bons modèles, déclaraient alors certains des juniors interrogés par Florian Koelliker : ils étaient bien trop nombreux à avoir négligé leur vie privée en raison de la « lourdeur de leur charge de travail ». Dans la même veine, Nickyl Raithatha, ancien vice president chez Goldman Sachs au sein de la Principal Strategies Division, confiait être parti après avoir assisté à la fête de départ d'un partner ; ce dernier avait révélé avoir travaillé 26 ans dans cette même banque, sans avoir jamais eu plus de deux semaines de vacances consécutives. « Selon tous les critères externes, c’est l'une des personnes que je connais qui a le mieux réussi. Mais ça m'a vraiment frappé - ce n'est pas la vie que je veux », concluait-il alors.

Nickyl Raithatha a quitté Goldman pour un hedge fund multistratégies, où il pensait sans doute que les gens prenaient de longues vacances tout le temps. Il est maintenant CEO de Moonpig, un site web qui vend des cartes de vœux personnalisées. Gina Farran aussi a quitté Goldman, d’abord pour un établissement de capital-risque. Puis s’est lancée dans l’entreprenariat et elle est aujourd’hui CEO de Glaize, qui fabrique des stickers en gel pour les ongles, offrant le rendu d’une manucure de salon. Elle raconte avoir « travaillé plus dur pour beaucoup moins d'argent » qu’elle n’en gagnait chez Goldman Sachs, ajoutant qu'au début, elle avait souffert de crises d’urticaire et d'insomnie : « En général, je dors très bien, mais pendant des mois et des mois, je n’arrivais pas dormir à cause de l'anxiété. »

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AUTEURSarah Butcher Editrice Monde

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