Bâle II : les modélisateurs ont-ils encore un avenir ?
Les travaux de validation des modèles de contrôle interne mis en place en vue de l'application de Bâle II étant presque achevés, que vont devenir ces spécialistes ?
Les accords de Bâle II n'entreront en vigueur qu'à partir du 1er janvier 2008 mais déjà la question se pose de savoir ce qu'il va advenir des modélisateurs. Si plus de 75% des missions sont terminées, il reste encore des travaux à effectuer, notamment dans les établissements qui ont opté pour la méthode standard de calcul des risques de crédit.
Pas moins d'une centaine de personnes ont été mobilisées sur les deux dernières années dans l'Hexagone pour travailler sur Bâle II. Ces personnes ont aujourd'hui, toutes, la possibilité de continuer leur activité à court et moyen terme dans le domaine des risques, compte tenu des nombreuses opportunités qui persistent, explique Jean-Christophe Gay, consultant MOA Banque Finance (accompagnement des maîtrises d'ouvrage). Concernant les modélisateurs, plus de la moitié pourront poursuivre leur travail afin de stabiliser les applications de Bâle II et répondre aux évolutions à venir .
Un métier pérenne
Après une phase de mise en place qui a monopolisé beaucoup de spécialistes, les contrôles à venir restent importants car il faudra continuer d'assurer le suivi du risque, qui n'est jamais immuable. Les cabinets conseils nous demandent encore des spécialistes Bâle II, explique Lise Azria, manager Conseil & Banque au sein du cabinet conseil en recrutement Mac Allister. De leur côté, les banques recherchent désormais des contrôleurs de risques de marché, car aujourd'hui, la maîtrise des risques est devenue une vraie fonction, le renforcement des réglementations entraînant davantage de contrôles transversaux .
Niveau salaire, les modélisateurs expérimentés peuvent gagner entre 60 et 70.000 € brut annuels, les juniors aux alentours de 50.000 €.