Les profils VRAIMENT recherchés par les banques
Aujourd'hui, des dizaines de milliers de candidats postulent à quelques centaines de postes disponibles. Pour savoir ce qui va vous différencier de la masse, voici quelques observations :
L'excellence universitaire En plus d'un cursus dans une Grande École avec mention bien ou très bien, les candidats devront être titulaires d'un master spécialisé, préparer des qualifications professionnelles (CFA), travailler à temps partiel, adhérer à un club de sport, avoir une expérience significative des voyages à l'étranger et s'être impliqués activement dans la vie de leur campus. Si votre CV ne contient pas tous ces éléments, il est peu probable que le succès soit au rendez-vous.
Le facteur humain Les banques ne recherchent pas Gordon Gecko (le trader interprété par Michael Douglas dans Wall Street), mais un candidat avec qui elles ont envie de travailler, qui soit à la fois ambitieux, confiant, mature, bon technicien et par-dessus tout avenant. On peut affirmer sans se tromper que l'élément humain est plus important que l'aptitude technique. La technique ça s'apprend, pas votre aisance relationnelle !
La motivation Vous pouvez la manifester lors de votre entretien en démontrant votre engagement dans une carrière en finance (qualifications professionnelles, adhésion à des clubs de finance à l'université), ainsi qu'une parfaite compréhension de l'actualité financière. Pendant l'entretien, démontrez que vous êtes à l'aise pour discuter des évènements les plus récents. Ayez des vues d'esprit éclairées et posez un tas de questions à vos recruteurs pour savoir comment ils trouvent l'état du marché, comment la banque gère la crise, et quels sont, selon eux, les prochains marchés porteurs. Une discussion vivante resurgira alors dans l'esprit des banquiers quand il sera temps pour eux de sélectionner ceux qui iront vers la prochaine étape du processus de recrutement.
Globalement, donc, soyez hyperactif ! Votre CV devra être truffé des récentes responsabilités que vous avez exercées et de votre implication dans des clubs et associations, en plus de vos excellents résultats universitaires. Si, ces dernières années, une mention bien obtenue dans une université de premier rang suffisait amplement, la conjoncture actuelle a poussé les candidats à s'investir beaucoup plus pour avoir une chance d'être retenu pour un second entretien.
L'auteur est un banquier expérimenté en capital market pour une banque européenne basée à Londres.