Le contrôle des risques, bouée de sauvetage des traders ?
BNP Paribas vient de réembaucher un ancien trader qui avait quitté la banque en avril 2008. Il s'agit de Stéphane Delacote, ancien responsable mondial du trading et de l'arbitrage sur crédits structurés, qui désormais sera conseiller en risk management (Financial News, abonnement). BNP n'a pas souhaité commenter cette nomination, mais derrière celle-ci se pose la question de savoir si d'autres traders pourraient être amenés à se reconvertir dans les mois à venir, et notamment dans les fonctions de contrôle des risques.
Certains ont déjà essayé de faire leur come-back dans d'autres domaines comme la gestion d'actifs ou la banque de détail, sans grand succès. Ils se voient souvent opposer une fin de non-recevoir car ce sont des métiers trop différents , reconnaît Olivier Johanet, président de la Française des Placements Investissements (L'Agefi Hebdo). Dans le contrôle des risques de marché, en revanche, leur présence fait sens. Qui, en effet, mieux qu'un trader connaît le fonctionnement d'une salle de marchés ? , s'interroge Alexis Pascalet, consultant au sein du cabinet de recrutement Norman Alex.
La concurrence est rude
Les banques françaises, qui ont clairement renforcé l'embauche sur toutes les fonctions relatives aux contrôles et aux risques depuis début 2008, vont-elles faire la chasse aux traders ? Pas vraiment, si l'on en croit les professionnels du recrutement. En ce qui nous concerne, nous n'avons pas eu à gérer ce genre de demande, explique Vincent Picard, associé en charge du département Banque et Finance de marché du cabinet de recrutement FED Finance. Nos clients recherchent surtout des profils avec une vraie expérience dans le contrôle, en poste depuis plusieurs années, et qui ont vu les fonctions évoluer au niveau des process et de la réglementation. Et ceux qui correspondent à cette description n'ont généralement pas attendu que les traders arrivent pour postuler à ces postes...