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OPINION : Les six espèces de chasseurs de têtes

Que vous les aimiez, les détestiez ou essayez simplement de les éviter quand vous le pouvez, les chasseurs de têtes ont survécu à la récession et ont de nouveau pignon sur rue. Apprenez ci-dessous comment les reconnaître et vous comporter avec eux.

1. Celui qui n'a pas d'emplois à proposer

Ce genre de chasseur de têtes est également surnommé le pêcheur . Il a rarement de vrais mandats mais souhaite rencontrer des personnes et obtenir copie de leur CV qu'il ajoute à sa base de données, bien que ces personnes finissent par trouver des emplois grâce à d'autres chasseurs de tête qui eux ont des clients bien réels des deux côtés de la transaction.

Comment se comporter : Fuyez. Vous n'avez pas de temps à perdre avec l'un d'eux.

2. L'éducateur

Celui-ci est généralement en fin de carrière dans l'activité de chasse et compte un certain nombre d'années d'expérience à son actif. Un entretien avec un éducateur ne nécessite pas que vous vous investissiez au-delà de lui remettre votre CV (pour la base de données). Il va vous expliquer comment le business fonctionne à présent, comment il fonctionnera à l'avenir et, parfois - si vous avez de la chance - en quoi cela vous concerne.

Comment se comporter : Commandez un verre, installez-vous confortablement et acquiescez de la tête de temps en temps. Reconsidérez vos prétentions.

3. Le harceleur

Très difficile à identifier avant que vous ne lui ayez donné votre numéro de portable et votre adresse mail perso. Vous recevrez alors des coups de fil et des mails avec une régularité étonnante et sans raison valable. Il téléphonera simplement pour vous annoncer qu'il n'y a plus de postes, bien qu'il y en avait un qui est parti pas plus tard que mardi.

Comment se comporter : Optez pour un relevé détaillé de vos communications téléphoniques ainsi qu'un compte Gmail. Commencez à vous inquiéter s'il vous contacte plus d'une fois par jour.

4. Celui qui avait l'habitude d'être dans le business

Le début est généralement prometteur avec un large réseau d'affaires et un consistant carnet d'adresses. La fin l'est beaucoup moins car ils ont perdu leurs amis et leurs contacts (à la fois pour avoir réussi ou échoué à leur obtenir les emplois) et sombrent lentement dans l'amertume, d'autant plus que tous les contrats qu'ils ont négociés ont davantage de zéros que n'en comporte leur propre fiche de salaire.

Comment se comporter : Flattez-les, soyez patients. Écoutez-les attentivement, ils pourraient délivrer des informations intéressantes.

5. Celui qui dit toujours oui

Une conversation typique avec l'un de ces chasseurs de têtes est toujours une expérience positive. Posez des questions sur tous les aspects du poste à pourvoir et invariablement la réponse sera oui.

Est-ce un poste au niveau de direction ?

Ont-ils défini le montant de ma rémunération et de ma prime d'intéressement ?

Sont-ils prêts à se décider rapidement ?

Il répondra par l'affirmative à ces questions et à toutes les autres, même s'il s'agit d'un poste d'analyste junior dans le cadre d'une formation de jeunes diplômés prévue pour 2011.

Comment se comporter : Posez un tas de questions au cours de l'entretien. Si votre interlocuteur semble embarrassé, faites vos excuses et partez.

6. L'amateur

Il ne travaille pas pour un cabinet de chasse mais est connu pour faciliter les rencontres dans le monde de la banque d'investissement. Il va pulvériser votre CV autour des institutions qu'il connaît jusqu'à ce que tout le monde retienne votre nom, mais que personne ne sache vraiment qui vous êtes.

Comment se comporter : Avec gratitude, mais aussi avec précaution

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AUTEURAnonymous Insider Comment
  • Mr
    Mr Bagou
    23 novembre 2010

    Pour moi la question de la nécessité ou non des chasseurs de tête se résume à ce constat empirique à ce stade de ma carrière:

    - 10 ans de vie active
    - excellentes et fréquentes relations ou contacts avec une bonne douzaine de chasseurs louant tous "mes grandes qualités"
    - trois employeurs de haut vol successifs
    - aucun de ces trois employeurs ne m'a été présenté par des chasseurs (trouvés par relations, annonce).

    J'ai mis du temps à l'accepter mais pour moi, maintenant, le chasseur de tête est un étrange croisement entre un psychologue du travail, un marabout et un camelot. Est-ce diffamatoire? Pas plus que pour des paparazzi: Messieurs et Mesdames les conseillers en recrutement, vous ne pourrez crier à la diffamation que lorsque vous aurez doté votre profession de règles déontologiques. Pour l'instant les seules dindes de la farce sont les candidats.

  • Gi
    Gillou
    22 juin 2010

    Ce que j'ai horreur de ce terme : "chasseur (déjà !) " et "de têtes" en plus ! des Jivaros les gars ? Je préfère trouveur de cerveaux car c'est vrai que la plupart du temps, côté recruteur ... je n'aime pas non plus ce mot. Il me rappelle les "recrutements" dans les ports où des recruteurs / contre maîtres leur tapaient dessus ou les affranchissaient à grande rasade d'alccol. Les gars se retrouvaient à 1000 miles de toute côte habitée en ce demandant ce qu'il s'était passé la veille.
    Les temps ont changé !! que des petits margoulins se fassent du fric malhonnêtement, bon et ? Où allez vous trouver un mode sans requins pourris ?
    Je me suis toujours attaché à la personne. A son confort. J'ai des personnes qui m'ont dit "oui" parce que c'était moi. C'est vrai qu'un poste se présente aussi sous un angle commercial, il y a un jeu inconscient la plupart du temps qui s'établit entre les 2 parties. C'est du 50 / 50 ! que je cherche une personne qui va gagner 2000 ou 8.000 € / mois, et je n'en suis pas désolé. Et en plus, je donne des conseils sur les CV, les entretiens et les mythes qui rongent ce métier, parfois à juste titre mais ces pratiques sont assez rares, si on fait un ratio ?

  • La
    Laurent CHABANNAIS SOLUSERCH C
    29 janvier 2010

    Bonjour,

    La jeunesse des consultants, le turn over dans certains cabinets et le manque de professionnalisme qui peut en découler contribuent à donner une image mauvaise de la profession. Si la connaissance des métiers et des fonctions de la finance est un atout important pour bien faire son métier, elle n'est pas pour autant le sésame de la réussite et du travail bien fait. Trop souvent la pression du chiffre comme l'appât du gain poussent certains soit disant spécialistes à dévier de leurs engagements éthiques.

    Quelle que soit la structure, son positionnement "chasse " ou annonce , son niveau d'intervention et d'honoraires, il y a des consultants de qualité comme des adeptes de la terre brulée .
    La différence se fait plus dans ce que le consultant recherche dans son métier,la personnalité et la vision ( ou l'absence)du métier certains ont plutôt une approche qualitative et une sensibilité sur les relations humaines, d'autres une approche "business". Réunir les deux est rare.

    Travailler dans le respect , le sens du service et du conseil et de l'écoute, cela rend ce métier plus riche et épanouissant et me fait l'apprécier tous les jours .

    Laurent CHABANNAIS

  • YB
    YB
    19 janvier 2010

    Je confirme que le txte d'origine est insultant .
    Comme dans toute profession non réglementée, on trouve des gens sérieux avec de l'expertise, de la déontologie mais aussi des structures qui discréditent le métier de recruteur.
    Je tiens aussi à faire la distinction entre recruteur et Chasseur de Tête.
    Le premier se sert d'annonces et de CV trouvés sur les sites spécialisés, le second part d'une feuille blanche et doit identifier puis contacter des personnes sur leur lieu de travail qui pourraient correspondre au profil.
    S'il vous arrive d'être appelé alors que votre CV n'est pas diffusé, il y a de bonnes chances que ce soit un véritable Chasseur. La qualité de l'échange vous permettra de juger de son professionnalisme et de l'adéquation de votre profil et de vos projets avec le poste à pourvoir. A vous de voir.... YB

  • Ro
    Rohan Bobysson
    13 janvier 2010

    Arnaud, je ne vous ai jamais mis en cause a titre personnel mais plus la facon dont vous etes venus faire de la publicite a peine masquee.
    Mon nom d'artiste n'est pas dans votre base mais l'un de vos collaborateurs a ete tres peu professionnel avec moi, c'est un fait.
    Dans les societes qui font plus da la quantite que de la qualite (la votre puisque 5mios de CA il faut y aller tout de meme, Huxley, Hudson, ou autres,...) tres peu de HH sont bons (souvent juniors, turnover fort, les vieux connaissent parfois rien au biz pour lequel ils recrutent). Dans ces societes je n'en ai qu'un seul a qui je fais confiance a Paris. Il doit bien y avoir d'autres, peut etre vous, mais je ne les ai pas vus...
    Mon profil necessite d'etre vendu avec audace. Alors, pour un HH (a Paris, UK is different), bien plus facile de prendre un annuaire ou resaux social, checker le meilleur profil et lui bourrer le crane pour qu'il prenne le poste.
    Il y a trop peu de qualitiatif, que des sure bet, a un niveau moyen. Pour les Executive, c'est different...
    Donc un peu d'education et de savoir vivre ne feraient pas de mal aux HH. Leur faible taux de captation des recrutements devrait mettre la puce a l'oreille.

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