Les cabinets d'avocats en sous-effectifs
Le marché de l'emploi des avocats pour la finance s'avère extrêmement tendu. Les salaires progressent fortement. Les cabinets se bataillent pour séduire les plus spécialisés.
Les cabinets d'avocats recrutent à tour de bras. Landwell & Associés, par exemple, projette l'embauche d'une centaine d'avocats, alors qu'il emploie déjà plus de 400 collaborateurs. Ce cabinet est en train de connaître une progression de ses effectifs d'au moins 25% et ce seulement en quelques mois.
Pour accompagner cette montée en puissance, il vient de recruter comme directeur et spécialiste de la fiscalité Nicolas Jacquot, auparavant en charge des réformes fiscales au ministère de l'Economie et des Finances. Cette nouvelle arrivée s'inscrit dans le soutien de notre croissance très forte en particulier dans le domaine du M&A, des restructurations et de la gestion fiscale des entreprises cotées ou patrimoniales , relève Landwell & Associés.
La chasse aux juniors
En fait, tous les cabinets d'avocats d'affaires sont en sous-effectifs. Ils se montrés prudents avec la reprise économique qui a débuté en 2005. Mais l'afflux de liquidités sur de nombreuses activités a multiplié les besoins et a amené les cabinets à renforcer considérablement leurs équipes.
Tous les domaines de la finance sont concernés : financements LBO, financements de projets, financements immobiliers, titrisation, produits dérivés, émissions, etc., confirme Anne-Cécile Nègre, consultante chez Equiteam, cabinet de recrutement spécialisé sur les fonctions juridiques et fiscales. Les cabinets recherchent des avocats ayant une spécialisation pour chacune de ces activités, même si certains veulent garder une certaine polyvalence. Les expérimentés tirent avantage de cette situation mais aussi les jeunes diplômés. Nous assistons à une course aux juniors, notamment en raison de la réforme de l'Ecole du Barreau, qui retarde leur arrivée sur le marché .
Les cabinets anglo-saxons offrent de meilleures rémunérations
Résulta t ? Les salaires s'envolent. Les cabinets de recrutement se bataillent sur les mêmes profils. Si un junior pouvait au mieux espérer 50K€ annuels il y a un an, à présent il peut décrocher jusqu'à 70K€ dans un cabinet londonien, 80K€ au sein d'un cabinet américain, et un peu moins chez un cabinet français. En réalité, les propositions financières sont extrêmement variables. Sachez toutefois que les recruteurs sont prêts à s'aligner sur les prix du marché et à tirer votre rémunération vers le haut, en particulier si vous avez une spécialisation en droit britannique.