Face à de nouvelles pertes, Natixis accélère son plan d'adaptation
Natixis continue son chemin de croix. Une nouvelle fois, les résultats de la filiale de l'Écureuil et des Banques Populaires, qui affiche une perte nette de 234 millions d'euros au troisième trimestre, font mauvaise figure. La facture de la crise s'élève à près de 3 milliards d'euros depuis le 1er janvier. Une situation qui, dans le cadre du rapprochement de ses deux réseaux actionnaires, amène certains observateurs à s'interroger sur le futur de la banque (boursier.com).
Dominique Ferrero, directeur général de Natixis, pense, lui, que le nouvel actionnaire unique aura toujours besoin d'une banque de financement et d'investissement, pour financer des projets, transférer du risque, se couvrir contre les variations de taux ou de change (Les Échos).
Abandon des activités complexes à la faveur des produits de flux
En revanche, deux mots d'ordre sont clairement affichés dans le document de présentation des résultats : 1) accélérer l'adaptation des activités de banque d'investissement et 2) poursuivre la réduction des charges .
Sur le premier point, Dominique Ferrero a prévenu que la banque allait réduire, voire abandonner les activités complexes, pour [se] tourner davantage vers les produits de flux et que cela impliquait que certaines [des] équipes se reconvertissent . L'ensemble des activités pour compte propre, certaines activités de dérivés actions et de fixed income, certains secteurs ou couverture (LBO, immobilier...) sont dans le viseur.
De nombreux départs volontaires
Parallèlement, la banque met activement en ceuvre son programme de réduction des charges, annoncé en mai dernier, qui impliquait la suppression de 800 emplois sur 22 000, soit 470 en BFI (opérationnels et fonctions support), 290 au niveau de la maison mère sur des fonctions transversales (direction financière, RH, informatique, communication...), et 40 dans le pôle services qui chapeaute les activités assurances, crédit-bail, crédit à la consommation, etc. Le plan poursuit son cours conformément aux objectifs, 200 départs volontaires ont d'ores et déjà été actés , nous a indiqué un porte-parole de la banque.
Selon un document de la CGT diffusé sur l'intranet, 774 demandes avaient été déposées et 518 accords de principe avaient été donnés par la direction. Les employés ont jusqu'au 28 février pour se manifester.
Par ailleurs, Dominique Ferrero n'a pas écarté d'aller plus loin dans les restructurations en cours : rien ne nous interdit d'aller au-delà de ce qui a été annoncé. Nous poursuivrons les efforts de restructuration jusqu'au niveau nécessaire.