Luxembourg, la peur s'installe ?
Force est de constater que la situation évolue rapidement au Luxembourg. Les premiers signes de la crise sont bel et bien là. De quoi exacerber les craintes. Celles-ci sont-elles pour autant justifiées?
Dexia et Fortis rattrapés par les gouvernements français, belge et luxembourgeois, n'ont pas suffi à stopper la baisse de leur cours de bourse, en particulier pour Dexia. Les rumeurs de toutes sortes font d'ailleurs planer le doute sur l'avenir de cette banque. Il y a beaucoup d'informations erronées qui circulent. Les liquidités de notre banque ne sont pas aussi mauvaises que l'on veut bien l'entendre, défend sous couvert d'anonymat un employé de la banque.
Du côté de Fortis, racheté depuis par BNP Paribas, Marc Glesener, président du syndicat Aleba, se veut également confiant: BNP et Fortis sont plus complémentaires que concurrentes, leurs services se rejoignent. Il n'est donc pas indiqué de semer la peur parmi les employés. Et ce même s'il avoue être lui-même inquiet...
Face à la dégradation rapide des marchés, il est difficile de rester serein. Les banques islandaises ont montré que la situation pouvait très vite tourner au vinaigre. Après Landsbanki puis Glitnir, c'était au tour de Kaupthing Bank de demander un sursis de paiement. Cette dernière vient de suspendre toutes ses activités au Luxembourg. Plus de 370 emplois (les trois banques confondues) se retrouvent ainsi sur la sellette.
Quel avenir pour la place financière luxembourgeoise? Le sort des banques islandaises annonce-t-il le début d'une longue série?